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Mais que nous reste-t-il de tout ce qui a été entrepris, tenté, essayé? De nombreuses entreprises ont tenté de se « digitaliser » dans l’urgence, avec les moyens du bord. Une prise de conscience générale : l’importance de gagner en agilité, pour répondre aux situations les plus imprévisibles.

Des prises d’initiatives extra –  ordinaires

  • Télé-travail pour de nombreux salariés qui n’en avaient pas l’habitude ou qui n’y étaient pas autorisés avant cette période
  • Management à distance: un véritable défi pour les managers non formés ou peu habitués
  • Généralisation de la « web-conférence » pour les points projet, les ateliers de travail, les rdv commerciaux ou les formations

– J’ai même vu des séances de coaching animés en webconférence: aurait-on imaginé et accepté le mode distanciel sur ce type d’accompagnement, avant?…Pas sûr! 🙂

  • Adoption dans l’urgence, de nouveaux outils qui n’étaient pas envisagés/ envisageables auparavant : plateformes collaboratives, espaces partagés ….entrainant de nouveaux modes de travail, pas évidents pour tout le monde!
  • Diversification des canaux de distribution, de vente, de communication pour maintenir un minimum d’activités quand les réseaux « traditionnels » sont gelés
  • Des situations de blocage pour certaines fonctions stratégiques de l’entreprise, opérables uniquement dans les locaux : mode de facturation pas encore dématérialisées, systèmes de pointage physiques, processus RH papiers ou manuels, etc….

Et sur le terrain, ça a donné quoi?

“Heureusement, nous avons pu utiliser plusieurs outils de webconférences. Malheureusement, la moitié des outils ne fonctionnaient pas bien sur mon PC… Par contre, la webconférence est rentrée dans les mœurs : nous allons tous beaucoup plus l’utiliser au bureau en remplacement de trop nombreux déplacements”.

“Malheureusement, nous n’étions pas habitués à utiliser ces nouveaux outils : nous avons passé plus de temps à déjouer les problématiques techniques qu’à travailler sur nos sujets opérationnels”.

“Heureusement, nous avions insisté pour être TOUS équipés d’ordinateurs portables lors du renouvellement du parc des machines il y a deux ans : les équipes ont pu rapidement s’organiser à domicile dès l’annonce du confinement”.

A contrario : « Nous avons dû attendre 1 mois que l’employeur mettent à disposition des ordinateurs portables pour travailler à domicile».

“Heureusement, nous avions retravaillé tous nos processus l’année dernière : organisation des équipes, missions et rôle de chacun. Cela nous a permis d’être plus réactifs et plus efficaces une fois confinés. En tant que manager, j’ai pu consacrer du temps à mes équipes, à la réorganisation entre télé-travail et chômage partiel selon les contraintes de chacun».

“Nous vendons nos produits exclusivement aux professionnels. Nous n’avions jamais pensé diversifier nos canaux de ventes auprès du grand public: avec la crise sanitaire et la fermeture de nos distributeurs, la direction a décidé de relancer le projet de site Ecommerce BtoC”.

 Les entreprises « agiles » les moins déstabilisées

Les agences digitales, cabinet de conseils ou SSII, naturellement « agiles » et habituées au télétravail ont continué leurs activités. Le travail à distance n’a pas constitué de freins majeurs et les projets pour leurs clients, ont pu continuer.

Les entreprises qui avait initié leur transition digitale, ont pris conscience de l’importance d’être encore plus agile : « la période de confinement nous a permis d’affiner les scénarios de crise mais nous a surtout convaincus de la nécessité d’accélérer notre transition digitale : nous n’avons arrêté aucun projet mais avons re-prioriser l’ordonnancement de ceux-ci pour la reprise ».

Un constat clair après tous ces évènements : les entreprises les plus agiles, les plus préparées, les plus « digitalisées » sont celles qui ont eu le moins de difficultés à s’organiser et à maintenir un plan minimum d’activité.

 Un réservoir d’initiatives à pérenniser pour la reprise!

Au vue de toutes ces initiatives, il me semble primordial de capitaliser sur ce qui a été vécu, de réaliser un bilan très pragmatique afin d’identifier des réponses organisées, structurées aux problématiques rencontrées.

Il s’agit surtout de tirer parti de ce qui a été initié pour répondre à ce besoin d‘adaptation encore plus fort aujourd’hui:

  • Professionnaliser et pérenniser les bonnes pratiques (mode de travail, outils, usages numériques)
  • Introduire de l’agilité dans le modèle organisationnel pour être moins sensible aux crises et plus rapide à rebondir
  • Trouver des réponses aux freins majeurs qui ont pu émerger : identifier les projets digitaux structurants qui nécessitent d’être abordés
  • Etudier et améliorer le business model au vue des opportunités, voire se ré-inventer durablement

 Je mets à votre disposition, des moyens simples et financièrement très raisonnables pour effectuer ce bilan et booster la reprise en devenant encore plus agile ! Vous auriez tort de vous en priver  🙂

>> Transition numérique et reprise: faites un bilan pragmatique pour capitaliser et rebondir

Le bilan, l’opportunité de mobiliser les équipes

Chacun des collaborateurs a besoin de s’exprimer, de se sentir écouté, de partager ce qu’il/ elle a vécu. Que ce soit sur un plan émotionnel ou sur des sujets pratiques. Ce type de bilan constitue une formidable occasion de co-construire, tous ensemble, la stratégie de demain, en identifiant les actions, les outils, ou modes de travail à pérenniser, et ceux à imaginer ou à prévoir pour développer sa capacité d’agilité.

Une manière efficace et pragmatique de mobiliser les équipes, pour une reprise sereine et optimale.

Cazimir Conseil

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